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lundi 12 avril 2010

Développement durable : la lassitude guette


Alors que s'ouvre la 8ème semaine du développement durable, les études marketing sur son impact dans la consommation des Français doivent interpeller les marques : si l'offre est de plus en plus nombreuse et les achats en augmentation croissante, une certaine frange des consommateurs montre un certain sentiment de lassitude. Lu sur http://www.novethic.fr/novethic/entreprise/pratiques_commerciales/marketing/developpement_durable_lassitude_guette/128859.jsp?utm_source=newsletter&utm_medium=Email&utm_content=novethicInfo&newsletter=ok

mardi 6 avril 2010

Le patrimoine rural, une énergie essentielle pour un tourisme facteur de développement des territoires


Le quatrième rendez-vous des acteurs du tourisme responsable aura lieu le 2 juin 2010 à Paris avec pour thème de cette nouvelle édition : « Le patrimoine rural, une énergie essentielle pour un tourisme facteur de développement des territoires ».
Le patrimoine rural occupe une place considérable dans le paysage hexagonal, et plus largement, mondial. L’ensemble de ce patrimoine rural a ainsi un rôle particulier à jouer dans le développement des territoires actuels. Confrontés à des défis majeurs (agriculture menacée, exode rural, déficits d’attractivité et de dynamisme, changements climatiques, ...), les territoires ruraux peuvent trouver un second souffle dans l’activité touristique. Néanmoins, ils doivent alors négocier ce nouveau virage avec prudence afin de concilier cette activité avec les exigences du développement durable.
Lu sur http://www.cdurable.info/Journee-Mondiale-pour-un-Tourisme-Responsable-2-juin-2010-4eme-edition,2462.html

mercredi 17 mars 2010

Entreprises : Le développement durable, une évidence


Une étude publiée par Ineum consulting révèle de grandes différences dans le comportement des entreprises par rapport au développement durable. Différences selon le pays, mais également selon le secteur d’activité. Mais l’enjeu est évident pour une grande majorité. Lu sur http://www.developpementdurablelejournal.com/spip.php?article6173

dimanche 31 janvier 2010

Croissance verte : La formation, enjeu majeur du nouveau plan national


À l’issue de quatre mois de concertation avec les représentants des 11 secteurs impactés par la croissance verte, le ministère français de l’Écologie a présenté jeudi 28 janvier les orientations du Plan national pour les métiers de la croissance verte. Au programme : deux nouvelles formations initiales dès la rentrée 2010 et plus de 350 M€ pour soutenir l’adaptation des entreprises aux nouvelles contraintes environnementales jusqu’en 2020. Lu sur http://www.developpementdurablelejournal.com/spip.php?article5942

lundi 18 janvier 2010

Pepsi et son partenariat


La marque de boisson gazeuse soutenait depuis 23 ans le Super-Bowl (Championnat de football américain) à travers un partenariat publicitaire qu'elle vient d'interrompre. Ce budget sera engagé désormais dans une vaste opération de marketing solidaire et participatif : à partir du 1er février, les internautes ont la possibilité sur le site dédié à l’opération baptisée Pepsi Refresh Project http://www.refresheverything.com/ de présenter leurs idées ou projets pour changer le monde, puis de voter eux-mêmes parmi les mille projets présentés chaque mois pour choisir des causes sociales que Pepsi soutiendra en leur attribuant des bourses. Concrètement, des particuliers, des associations et des entreprises (basés sur le territoire américain) peuvent se porter candidats, dans six catégories : la santé et le bien-être, les arts et la culture, l’alimentation et l’habitat, les communautés, l’éducation et l’écologie. Lu sur http://www.mescoursespourlaplanete.com/Actualites/USA___Pepsi_abandonne_le_football_pour_se_lancer_dans_le_maecaenat_participatif_759.html

mercredi 4 novembre 2009

A Francfort, un projet réconcilie l'écologie, l'économie et le social


Le programme initié par la ville de Francfort sert de modèle dans le reste du pays : il réunit réinsertion dans le monde du travail, économie d'énergie, et soutien aux ménages modestes.
Plus sur http://www.novethic.fr/novethic/planete/environnement/energie/a_francfort_projet_reconcilie_ecologie_economie_et_social/121939.jsp?utm_source=newsletter&utm_medium=Email&utm_content=novethicInfo&newsletter=ok

mardi 28 octobre 2008

Labatt réduit son empreinte écologique


Réduction de ses rejets, de ses émissions de CO2, de sa consommation d’eau, récupération des déchets organiques ; les efforts de la brasserie Labatt de LaSalle s’inscrivent dans le cadre du programme de développement durable « Un monde meilleur » de la maison mère belge InBev. Santé !
Nous savions que Labatt, comme les autres fabricants de bière, récupère ses bouteilles, qui sont réutilisées plus de 15 fois. Nous savions moins que la brasserie installée à LaSalle récupère également les cartons de bière qui, comprimés, sont vendus aux papetières, et les capsules de bouteille, qui sont fondues et recyclées. En 2007, la brasserie a recyclé plus de 10 millions de kilos de papier et a aussi mis en balle près de 34 000 kilos de plastique.

Les céréales et la levure utilisées dans la fabrication de la bière se transforment en une nourriture riche en protéines pour le bétail : en 2007, plus de 35 millions de kilos de céréales et près de 3 millions de kilos de levure se sont retrouvés dans les mangeoires des vaches canadiennes.

Des améliorations techniques ont permis d’économiser 35 % de l’eau entrant dans le processus de fabrication de la bière, soit près de 2 millions d’hectolitres en 2008. L’installation de LaSalle est par ailleurs la seule brasserie en Amérique du Nord à s’être dotée de son propre système de traitement des eaux usées.

En outre, un programme d’économie d’électricité lui a permis de réduire sa consommation de 6 %. La quantité de combustible nécessaire à la fabrication d’un hectolitre de bière a été réduite de 33 %. En même temps, les émissions de CO2 ont diminué de 44 %.

Labatt a investi 2,3 millions de dollars dans un projet de récupération de la chaleur des chaudières, ce qui devrait entraîner des économies annuelles de 10 mégajoules par hectolitre de bière.

La préoccupation de Labatt pour l’économie d’énergie ne date pas d’hier. De 1992 à 1997, la brasserie avait réalisé des améliorations de l’efficacité énergétique dans l’ensemble de ses installations, qui s’étaient traduites par des économies de 20 millions de dollars.

On est également à revoir l’éclairage; on pense notamment à installer des détecteurs de mouvement qui éteindront les lumières inutilisées. On prévoit économiser ainsi près d’un million et demi de kilowattheure par année.

La brasserie Labatt appartient à la belge InBev, le plus important brasseur au monde. Il offre plus de 200 bières, dont Stella Artois et Beck’s.

Pour aller plus loin :

oee.nrcan.gc.ca

www.inbev.com rapport d’entreprise responsable d’InBev

mercredi 22 octobre 2008

Economie sociale et solidaire : Source d’emplois ?


Avec le lancement du salon de l’emploi responsable qui se tiendra jeudi et vendredi sur le parvis de l’Hôtel de ville à Paris puis le mois de l’économie sociale et solidaire qui donnera lieu à 700 évènements dans 20 régions de France en novembre, les promoteurs de ce secteur « professionnel et éthique à la fois » espèrent développer l’emploi malgré la crise…
Alors que les économistes parlent maintenant de crise de l’économie réelle et non plus seulement de crise financière, l’économie sociale et solidaire (ESS) veut se poser comme l’un des modèles de demain. C’est dans cette optique que se tiendra jeudi et vendredi la troisième édition du Salon de l’emploi responsable sur la place de l’Hôtel de Ville à Paris. Un lieu de passage choisi pour promouvoir le secteur auprès du grand public. Plus de 90 exposants répondront aux questions des visiteurs et 2500 offres d’emploi leur seront proposées. Et ce n’est pas tout. Le mois de l’économie sociale et solidaire donnera lieu en novembre à 700 évènements dans 20 régions de France.

10% de l’emploi salarié en France

Le but est de promouvoir le développement d’un secteur qui représente, selon Seybah Dagoma adjointe au maire de Paris chargée de l’ESS, plus de 10% de l’emploi salarié en France. Un secteur qu’elle qualifie de « professionnel et éthique à la fois ». Mais c’est aussi auprès des pouvoirs publics que les organisateurs souhaitent avoir un impact pour que ceux-ci soutiennent l’ESS. En effet, dans le contexte actuel, les entreprises de l’ESS, sociétés de personnes et non de capitaux, sont plutôt moins touchées que les autres par la crise, et peuvent faire valoir leur intérêt de façon plus persuasive.

Lu sur http://www.developpementdurablelejournal.fr/spip.php?article3484

lundi 6 octobre 2008

ISR en croissance


Le marché ISR européen a plus que doublé en deux ans
Eurosif a publié, le 1er octobre, les chiffres du marché européen de l’ISR. Cette étude, réalisée dans 13 pays auprès des sociétés de gestion et des investisseurs institutionnels, montre une croissance remarquable des divers modes de gestion intégrant des critères extra financiers. Le marché était évalué à 2 665 milliards d’euros à fin 2007, soit 102 % d’augmentation en deux ans.
Unique dans son genre, l’étude Eurosif mesure, tous les deux ans, les diverses évolutions de l’ISR en Europe. Elle distingue deux catégories de pratiques, celles qualifiées de «core SRI » qui ont systématiquement un impact sur la construction des portefeuilles et celles qualifiées de « broad SRI » qui implique une prise en compte, de nature variable, de critères environnementaux, sociaux ou de gouvernance. Si le montant total des actifs considérés comme ISR est estimé, par Eurosif, à 2665 milliards d’euros, le « core SRI » lui, ne pèse que 512 milliards d’euros. Ces chiffres apparaissent certes faibles -surtout comparés aux milliards engloutis dans la crise actuelle-, cependant Matt Christensen, le directeur exécutif d’Eurosif, souligne la montée en puissance et la diversification des modes de gestion : « L’ISR s’affine pour mieux répondre aux diverses demandes. A côté des fonds actions, obligataire ou monétaire, on trouve des fonds thématiques et ces critères gagnent progressivement l’immobilier, le non coté et la microfinance.» Depuis le début 2008, on assiste par exemple en France à une augmentation spectaculaire des fonds monétaires ISR. Ces produits de placements, réputés plus sûrs que des fonds actions, se convertissent à l’ISR. Ils pèseraient, à l’automne 2008, plus de 4 milliards d’euros En France,.Eurosif souligne que, dans la tourmente financière, il devient de plus en pertinent pour les investisseurs d’intégrer les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance. Nathalie Monnoyeur, responsable du développement des produits ISR pour IDEAM, filiale du groupe Crédit Agricole, abonde : « La crise actuelle qui est une crise du risque, déplace les projecteurs, jusque-là braqués sur les risques matériels des entreprises, vers les risques immatériels, d’ordre social, environnemental et de gouvernance, observés par l’analyse extra-financière.» Bien connaître la composition des portefeuilles et les « fondamentaux » des entreprises, des Etats ou des divers produits sur lesquels on investit sont des aspects que les promoteurs de l’ISR pourraient mettre en avant. Il est un peu tôt pour voir si c’est une des réponses que Dexia, leader européen de l’ISR et victime de la crise, choisira de donner au marché pour lui redonner confiance. Mais certains espèrent déjà que la crise puisse être du « pain béni pour l’ISR », démontrant ses capacités de résistance.

jeudi 2 octobre 2008

RSE : La norme « ISO 26000 » prend son temps


L’élaboration de la norme internationale sur la responsabilité sociétale des entreprises (RSE), ou « ISO 26000 », a pris du retard. En cause, notamment : la difficulté, pour les 84 pays participant à cette normalisation, de s’entendre sur la définition de la RSE, et les craintes des pays pauvres que cette norme ne serve de barrière commerciale aux pays riches. De compromis en compromis, la norme devrait finalement s’apparenter à un guide pratique destiné aux organisations qui souhaitent s’engager dans la RSE de manière volontaire.
Né en 2001, le projet de créer une norme internationale ISO pour la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) devrait aboutir en 2010. Si tout va bien. Car l’élaboration de l’« ISO 26000 » par les représentants de plus de 84 pays n’est pas une mince affaire, le document final devant faire l’objet, comme toute norme ISO, d’un consensus très large. Or, « la définition de ce qu’est la responsabilité sociétale diffère fortement selon les pays et les cultures, et donne lieu à des débats interminables. C’est un sujet nouveau et difficile », rappelle Frédéric Tiberghien, président d’honneur de l’Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE), à l’occasion du colloque organisé hier par le Conseil économique et social (CES) sur la norme ISO 26000. L’un des objectifs de cette dernière est justement de clarifier le concept de la RSE et de définir une terminologie commune à tous les pays. Car pour l’instant, comme le souligne Michel Doucin, ambassadeur chargé de la bioéthique et de la RSE, « les codes de conduite sont élaborés dans le Nord, essentiellement dans les pays anglo-saxons, et ne peuvent pas forcément s’étendre aux pays en développement. » ISO 26000 : Une barrière commerciale ? Raison pour laquelle l’ISO, organisation internationale de normalisation, associe pleinement les pays du Sud à l’élaboration des nouveaux standards. Ce qui doit d’ailleurs contribuer à apaiser la crainte de ces derniers de voir « la norme ISO 26000 utilisée par les pays du Nord pour protéger leurs marchés contre des produits du Sud qui ne correspondraient pas aux standards », souligne Frédéric Tiberghien. Outre les divergences de vues entre Etats, l’élaboration de l’ISO 26000 butte sur les désaccords qui existent, au sein de chaque délégation nationale, entre les différentes parties prenantes (entreprises, syndicats, collectivités, associations de consommateurs...) concernant la définition même de la norme. « Les consommateurs auraient souhaité que l’ISO 26000 puisse donner lieu à une certification. Aujourd’hui, un compromis a été trouvé : la norme sera plutôt un guide pratique destiné aux organisations qui souhaitent s’engager dans la RSE de manière volontaire », précise Frédéric Tiberghien. Reste donc à définir les mécanismes qui garantiront la crédibilité des démarches RSE engagées sur la base de l’ISO 26000. Une norme contre le « societal washing » L’enjeu est crucial pour les associations de consommateurs. Après avoir lancé en 2001 l’idée d’une norme RSE pour mettre un terme aux agissements de certaines multinationales dans les pays pauvres, les consommateurs s’interrogent désormais sur le bien-fondé des assertions RSE des entreprises et des collectivités. « On connaissait le « greenwashing », qui vise à faire passer pour « écologique » une entreprise qui ne l’est pas, on s’achemine maintenant vers le « societal washing ». Pour les consommateurs, la norme ISO 26000 doit permettre de savoir qui fait quoi. C’est aussi très intéressant pour les entreprises : la norme permettra aux bons acteurs, à ceux qui mettent en place une bonne démarche RSE, d’en tirer les bénéfices en termes d’image », rappelle Olivier Peyrat, directeur général du groupe AFNOR, membre français de l’ISO. La publication de la nouvelle norme ne devrait pas intervenir avant 2010. Mais si, pour l’instant, « il est difficile de se mettre d’accord, il faut rappeler que les réunions de travail n’ont vraiment commencé qu’en 2006. Parvenir à créer en quatre ou cinq ans une norme dans un domaine aussi complexe, évolutif et nouveau que la RSE, c’est un délai tout à fait raisonnable », estime Frédéric Tiberghien.

jeudi 31 juillet 2008

Les habitants des pays en voie de développement ont la fibre (Lu sur newzy.fr, arrangement dias CSRandManagement.eu)




Le Brésil et l’Inde sortent en tête du classement Greendex du National Geographic. Les Etats-Unis, le Canada et la France méritent le bonnet d’âne.
Cet échantillon représente 55% de la population mondiale et se compose de pays développés et émergents. 14 000 consommateurs-internautes ont été sondés (
rapport complet, 103 pages). Les plus mauvais élèves sont les pays développés : les Etats-Unis, le Canada et la France méritent le bonnet d’âne. Mais détaillons un peu plus…

Les résultats globaux attestent que les habitants des pays en développement (Inde, Brésil, Chine) subissent plus les conséquences des problèmes environnementaux (raréfaction de l’eau, des denrées nourricières, déforestation, pollution, problèmes de déchets…) que ceux des pays développés. Ils se sentent donc plus concernés et sont prêts à adapter leurs comportements et habitudes.Ces mêmes habitants privilégient la consommation de produits naturels ou "green" dans la mesure du possible, alors que ceux des pays développés y accordent moins d’intérêt, bien qu’ils aient à leur disposition une plus vaste gamme de produits. L’abondance serait-elle l'ennemie des valeurs environnementales ? Face à un rayon de 10 mètres de large débordant de marques et de types de yaourts, le critère écologique passe aujourd'hui au second plan. La plupart des consommateurs prennent leur marque favorite, sans se soucier de la composition du produit (qui agit directement sur leur santé ) ni de son impact sur l’environnement.

Le sondage révèle aussi que les pays développés sont focalisés sur les problèmes économiques et sur leur pouvoir d’achat, alors que les pays en développement sont touchés par les questions gouvernementales et la gestion sociale. L’Australie et le Canada se distinguent par leur volonté de mettre les questions environnementales et de changement climatique en tête de leurs actions. Rien de surprenant à ces résultats.
Paradoxalement, il semblerait que 3 personnes sur 4 soient d’accord avec l’affirmation suivante : « Nous allons devoir consommer beaucoup moins pour préserver l’environnement pour les générations futures ». L’idée du « après moi le déluge » semble maintenant dépassée. Mais cela ne veut pas dire que nous ayons toujours conscience de la nocivité de nos actions. Non, ce n’est pas facile d’être écolo, même si la plupart des recommandations sont évidentes.
En ce qui concerne les habitudes alimentaires, le logement et les transports, pas de surprise non plus. Le Brésil, l’Inde et le Mexique arrivent en tête des habitants les plus écolos. Le Japon, les USA et l’Angleterre se retrouvent en dernière position. En cause, la profusion de véhicules individuels, la généralisation des maisons suréquipées et de taille plutôt importante, l'importation de produits des quatre coins du monde (dont beaucoup de viande). Est-ce que la richesse d’une nation doit toujours être synonyme de projets "énergivores", d’utilisation irréfléchie des ressources naturelles et de négligence vis-à-vis des produits consommés ?
La fibre écologique des Mexicains semble en partie liée au PIB par habitant (12 500 U$D), inférieur à celui des Français (30 386 U$D). Cette différence de richesse influe sur le niveau de confort, qui a lui-même un impact écologique. Mais demain ? Quand les économies mondiales seront bouleversées, quand les pays en développement atteindront un niveau équivalent au nôtre ? Deviendront-ils aussi peu écologiques que nous ? Ne devrions-nous pas faire volte face et utiliser notre formidable technologie, notre progrès, nos capitaux à la construction de villes saines, à l’utilisation d’énergies propres, au partage des biens de consommation…
Dernier chiffre dans cette catégorie : 57 % des Américains n’utilisent jamais (pas même une fois par an) les transports en commun (pour 29% des français).
Le Brésil et l’Inde sortent en tête du classement Greendex, suivis par la Chine, le Mexique, la Hongrie et la Russie. On retrouve ensuite l’Angleterre, l’Allemagne, l’Australie, l’Espagne et le Japon suivis donc de la France, du Canada et des Etats-Unis…Les recommandations du Greendex pour les pays développés ne sont pas nouvelles. Manger moins de viande, privilégier les produits locaux et naturels. Dépenser moins d’énergie, notamment dans l’habitation, en optimisant son logement (fenêtres, isolation, ampoules, énergies renouvelables …). Laver à l’eau froide (utilisez des balles de lavage !). Minimiser l’utilisation des voitures individuelles, diminuer l’achat de produits sur-emballés, diminuer la consommation de produits électroniques, recycler, réutiliser...


lundi 17 mars 2008

L’Union européenne et la Responsabilité Sociale des Entreprises


La Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) est mentionnée pour la première fois dans la stratégie de Lisbonne, avec notamment un appel aux entreprises pour qu'elles contribuent à atteindre les objectifs ambitieux de la stratégie. En juillet 2001, la Commission publie son livre vert "Promouvoir un cadre européen pour la responsabilité sociale des entreprises", dans lequel elle invite les pouvoirs publics à tous les niveaux, y compris les organisations internationales, les entreprises, les partenaires sociaux et toute personne intéressée, à "exprimer leur opinion sur la manière de bâtir un partenariat destiné à ériger un nouveau cadre favorisant la responsabilité sociale des entreprises, en tenant compte des intérêts à la fois des entreprises et des diverses parties prenantes."
L’UE devait arbitrer entre la promotion de la RSE par voie réglementaire et l'encouragement des démarches volontaires d'entreprises. La consultation lancée a abouti à la "Communication de la Commission concernant la responsabilité sociale des entreprises" datée de juillet 2002. Ce document d'orientation préconisait un nouveau rôle social et environnemental pour les entreprises dans l'économie mondiale et prévoyait le lancement d’un "Forum plurilatéral européen" qui fut la pièce maîtresse de la stratégie de l’UE sur la RSE jusqu’en 2005. La commission a donc tranché en 2002 en faveur de l’absence de contrainte.

Le Forum plurilatéral européen sur la responsabilité sociale des entreprises, qui s’est tenu d’octobre 2002 à fin juin 2004, a réuni une vingtaine d'organisations représentant au niveau européen, les employeurs, les réseaux d'entreprises, les salariés et la société civile.
L’objet du forum était de réfléchir aux manières de promouvoir la RSE et de la rendre plus homogène au niveau européen. Le forum s’est décomposé en quatre groupes de travail, travaillant sur les thèmes suivants :
- comment sensibiliser les entreprises à la RSE et développer l’échange de bonnes pratiques ?
- Comment promouvoir la RSE auprès des PME ?
- Diversité, convergence et transparence des outils et pratiques de RSE
- RSE et développement économique des pays en voie de développement

Outre une analyse des freins au développement de la RSE et des facteurs le favorisant, le forum a formulé un certain nombre de recommandations sur la nécessité d’inclure la RSE dans les cursus universitaires, de développer des réseaux d’échanges de bonnes pratiques, de respecter et promouvoir les grands textes internationaux concernant par exemple les droits de l’Homme.

En mars 2006 la commission européenne publie une nouvelle communication, confirmant la dimension volontaire qu’elle souhaite accorder à la RSE et excluant donc toute dimension règlementaire, y compris au niveau du reporting des entreprises. La communication de 2006 prévoit l’instauration de l’alliance pour la RSE, excluant les parties prenantes des entreprises des processus imaginés par la commission européenne. Visiblement lié à une activité intense de lobbying, cette position a provoqué la réaction d’ONG et par conséquence du parlement européen qui a souhaité attirer l’attention de la commission dans un rapport parlementaire adopté en mars 2007.

Finalement, les débats entre approche purement volontaire et approche règlementaire ont été relancé et l’union européenne peine à définir une position et des préconisations pérennes sur le thème de la RSE.

jeudi 13 mars 2008

De Sacha Declomesnil (Canada)














Sur ce réseau social américain (thepoint.com), des communautés se mobilisent pour mener à bien des projets à vocation sociale et participative. On appelle ça le capitalisme créatif !
The point est un site américain que je viens de découvrir. Il permet de faciliter la levée de fonds et l'activisme. Sa logique est simple : chacun peut y créer sa campagne, et inviter les gens à contribuer financièrement à son projet. Un montant-cible est déterminé, et au fur et à mesure que les gens s'engagent à verser une somme, un graphique montre le chemin parcouru.

On peut utiliser le site :

- pour lever des fonds pour le candidat d'une campagne électorale (c'est d'actualité, non ?).
- pour organiser un évènement.
- pour inciter les habitants du quartier à financer un agrandissement du gymnase de l'école.
- pour organiser le boycott des produits d'une entreprise polluante
- pour chercher des sponsors pour organiser un tournoi, ou un challenge sportif individuel, ou pour soutenir une cause, une fondation, un organisme à vocation sociale, environnementale ou philanthropique.
- ou dieu seul sait quoi selon votre inspiration et vos envies du moment...
Plusieurs avantages à la formule :

- Partager le risque : on ne verse l'argent qu'une fois le montant nécessaire obtenu.
- Montrer que notre engagement n'est pas vain puisque de nombreuses autres personnes participent et que l'on se rapproche du but.
- Ne pas percevoir plus que nécessaire : une fois "the tipping point" obtenu, la campagne cesse.
- Parvenir à mobiliser des communautés sur des thèmes choisis individuellement, mettant en pratique ce que chacun sait depuis toujours : l'union fait la force ...
- Offrir une plateforme de discussion sur cette cause.
- On peut même lancer une campagne de manière anonyme...

Que l'équipe de The point soit parvenue à récolter pour la création de ce site près de 5 millions de dollars montre aussi l'intérêt que les investisseurs peuvent avoir dans ce type de projets impliquant la communauté et ayant une vocation sociale et participative. On appelle ca l'entreprenariat social... C'est un bel exemple de ce que Bill Gates appelle le capitalisme créatif, et que l'on pourrait encore appeler le capitalisme philanthropique...

jeudi 21 février 2008

La fin de la RSE?

Voici un article de Harvard Business Online .....
Et une façon de voir un peu différente.

By Joseph Pine and James Gilmore on December 26, 2007 12:57 PMJim Gilmore and Joe Pine are the authors of What Consumers Really Want

In 2008, companies will abandon their much-hyped reliance on those Corporate Social Responsibility initiatives that seem focused more on getting social and political activists off their backs or drawing in customers than on doing any real good.
Une chose est certaine, il n'existe pas pour le moment de certification RSE, bien que certaines organisations y travaillent. Une chose tout aussi certaine est que l'efficacité (dans la notion de résoudre pas dans celle de plus de chiffre d'affaires) de certaines actions, pensons par exemple à la résolution, même partielle, d'un problème concernant le climat, ne sera mesurable qu'après un certain temps. C'est après avoir mesuré que l'on pourra critiquer le bien fondé d'une action ou pas. Et d'ajouter : "But do you really think that a company is motivated to do something for the environment when the American government is not signing the Kyoto acts, THE SIGN that the world is in danger?" Rien n'empêche l'entreprise de faire de la RSE avec des effets locaux et plus rapidement mesurables (sécurité dans l'entreprise, soutien d'une ASBL locale, ...)

Watch in 2008 for those corporations abandoning existing CSR programs to outnumber those who introduce new ones.
Nouveaux programmes n'implique pas autres programmes. Connaissons-nous la roue de Deming : Plan, Do, Check and Act (Acting dans le sens FAIRE MIEUX).

In an age when consumers factor in authenticity as a primary concern in the purchase of most any good, service, or experience, CSR will be seen for the sham that it is. Consumers will increasingly flock to enterprises that offer transformational change as the very substance of its offerings -- be it in the form of vocational tourism, personal interventions, or even narcithropic giving ?? -- and reject initiatives that merely front as the means to sell more wares. Consumer dollars will flow less to promotional programs like (PRODUCT)Red and more to fully dedicated ventures like micro-lending site kiva.org.
Les consommateurs? Il n'y a pas qu'eux dans la démarche RSE ...

In such times, businesses would be wise to stop giving a portion of revenues away to token causes, and instead start creating new businesses that explicitly charge consumers to help them help others. There is money to be made, unapologetically, in connecting individual consumers with worthwhile causes and thereby helping them make the aspirations of those causes become reality.
Les auteurs évoquent certainement ici plus le Cause Related Marketing que de RSE. Et la grande différence entre ces 2 outils de marketing est que le Cause Related Marketing est une action clairement commerciale limitée dans le temps (lire sur ce blog) alors que la Responsabilité Sociale des Entreprises est clairement "volontaire, s'articulant autours de plusieurs parties (prenantes) et sur une amélioration d'image corporate", ce "tout" sera égal à plus de chiffre d'affaires. Ne pas oublier non plus que la RSE existe aussi pour solutionner des problèmes dans ce monde.

Indeed, Individual Social Responsibility is an untapped market to be served in the coming year.
Exact. Cela commence par soi-même. Je pense à celles et ceux cotoyés tous les jours qui sont plus actifs que moi.

samedi 26 janvier 2008

RSE outil de marketing pour le non marchand et les entreprises

Le Marketing et la communication intelligents prendront de plus en plus d’importance pour les entreprises, les ONG et les associations …….


Dans un monde où les entreprises penseront de plus en plus à leur Responsabilité Sociale et sociétale, les Organisations Non Gouvernementales (ONG) mais aussi les associations sans but lucratif (asbl) penseront de plus en plus à prouver dans un premier temps leur importance et à augmenter leur efficacité, pour ensuite communiquer le tout, non seulement vers ces entreprises, pour qui elles seront une partie prenante potentielle, mais aussi et surtout vers les Responsables (Direction Générale et/ou Directeur Marketing) de ces entreprises avec qui elles devront parler un même langage pour se comprendre. La RSE deviendra-t-elle un outil de marketing pour convaincre le grand public (B to C) ou d’autres entreprises (B to B)?

Depuis que le monde associatif et le monde des entreprises correspondent sans vraiment se ressembler, il est important de constater que le premier se rend bien compte qu’il ne pourra pas sauver le monde tout seul, et que le second prend ou a pris conscience de ses devoirs envers l’humanité. Il est vrai qu’avant de faire partie des actionnaires, d’être chef d’une entreprise ou membre d’une Direction Générale, ils font avant toute autre chose partie de l’humanité, sont responsables de leur vie et de leur futur (ainsi que de celui de leur entreprise) et de celui qu’ils laisseront à leurs enfants. Ils sont donc aussi membres de la direction générale que prendra l’humanité dont ils font partie. Un premier constat s’impose à tous : que chacun fasse ce qu’il fait de mieux.

Si le cadre dans lequel s’animeront la Responsabilité Sociale et sociétale de l’Entreprise paraît se fixer, les parties prenantes deviendront effectivement des acteurs, avec une distribution, par l’entreprise, des rôles plus ou moins importants. Une entreprise active en chimie sera plus inspirée de développer une approche RSE dans le milieu environnemental, qu’il s’agisse d’une action mondiale (le climat par exemple) ou d’une action locale (dialogue avec les riverains par des journées portes ouvertes ou aide au nettoyage d’un étang tout proche). Une banque aura très certainement d’autres préoccupations. Le mot d’ordre sera « thing global, act local »

Si le rôle des parties prenantes paraît écrit, il s’agira pour les acteurs que sont les ONG et les associations d’être choisis par les entreprises (et le reste des parties prenantes) pour qu’une situation de « win/win » naisse et grandisse, car ces collaborations de développement seront durables ou ne seront pas. Et pour être choisie, l’association devra exister, et pour montrer qu’elle existe, qu’elle est elle aussi membre à part entière de la société, elle devra communiquer, tant aux entreprises concernant la RSE, qu’au grand public concernant les dons après peut-être s’être professionnalisée, car il n’est, par exemple, plus rare de voir des managers du privé se retrouver à la tête pensante d’une ONG ou d’une association. C’est normal puisque on retrouve dans les ONG et dans certaines associations exactement la même structure que dans une entreprise, avec des départements tels que les Ressources Humaines, la Comptabilité ou la Logistique par exemple.

Et le marketing et la communication dans tout cela serait-on tenté de se demander.
Les grandes ONG et associations ont bien vite compris que ces départements devaient, comme dans les entreprises performantes, être présents. Mais toutes les organisations ne sont pas des ferventes supportrices de ces disciplines. Tantôt le marketing et la communication ont mauvaise réputation (c’est synonyme (de dépense (de beaucoup)) d’argent, toutes ces banques de données sont une atteinte à la vie privée, ce géomarketing, cette méthode agressive de « vente »), tantôt le marketing et la communication sont utilisés mais ne sont pas reconnus comme tels (logique, vu leur réputation), tantôt encore, certaines associations font du marketing et de la communication sans le savoir (comment peut-on alors améliorer ce que l’on n’a pas conscience de faire).

Ce qui va changer pour le secteur non marchand ou Not For Profit, c’est que les ONG et les associations devront travailler avec le monde des entreprises, grandes ou petites, proches ou lointaines, et que ces entreprises chercheront à être convaincues du bien-fondé, donc gagnant/gagnant, d’une collaboration.

Comment mettre en place une politique de communication intelligente et de marketing efficace pour convaincre les entreprises et le grand public ?
Telle est la question. Il faudra choisir entre faire et… faire.