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lundi 14 décembre 2009

Entreprise / Secteur non marchand


Pour la toute première fois une ONG affiche sa détermination à aller toujours plus loin dans l’exigence envers le monde économique. Le WWF-France vient de publier son premier rapport rendant compte de la coopération avec les entreprises partenaires. Rapport http://www.wwf.fr/partenariats-entreprises

mercredi 6 février 2008

10 conseils pour une action de Cause Related Marketing

Une petite introduction s’impose.
Le Cause Related Marketing est comme son nom l’indique du marketing en relation avec une cause, ou plus précisément encore une action commerciale (on vend un produit), d’une entreprise donc, où une partie des bénéfices générés par cette action est au profit d’une association ou organisation. Contrairement à la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) qui elle a plutôt intérêt à se faire sur du (très) long terme, où rien n’est vendu directement (on mise en effet plus souvent avec la RSE sur du Corporate, et l’image de l’entreprise), enfin, la RSE est mise en place, elle, pour toutes les parties prenantes, les clients, mais aussi les fournisseurs, les actionnaires etc.


Les 10 conseils du Cause Related Marketing


- Prenez un projet aussi concret que possible

On peut plus facilement mobiliser le grand public par un projet très concret que par une action formulée dans « une bonne action générale »

Exemple : Breast Cancer Foundation combat le cancer du sein. Pour contacter les femmes, ils ont mis aux points avec BMW (USA), une campagne pour combattre le cancer du sein, et par kilomètre parcouru lors d’un test, BMW payait 1 dollar pour mettre à disposition une ligne téléphonique gratuite pour Breast Cancer Foundation.


- Faites en sorte qu’il y ait une relation entre projet et marque

Dans une telle relation, il ne faut pas seulement tenir compte du projet de société, le produit est aussi très important. Essayez donc de trouver un thème commun à l’organisation et au produit qui s’associe à l’association.

Exemple: L’organisation Handicap International se bat contre l’emploi des mines, une arme qui fait un nombre important de victimes et d’amputations (pieds et/ou jambes). La chaîne de magasins de chaussures Brantano (B) a vendu pour Handicap International les fameux lacets bleus. L’idée était de montrer qu’une mine rend immobile, une paire de chaussures rendant les gens mobiles.


- Réduisez au minimum l’effort du consommateur

Acheter le produit pour soutenir l’association doit être suffisant pour le consommateur. Ne lui demandez pas un plus grand engagement. Pas de bon à remplir ou de carte réponse par exemple.

Exemple: Une société aérienne récolte de la petite monnaie. Elle demande à ses voyageurs de laisser dans une enveloppe les différentes monnaies étrangères qu’ils ont encore en poche. Le personnel de cabine les ramassait et les offrait ainsi à Unicef.



- Ne cachez pas que la firme qui soutient trouve aussi ses avantages

Expliquez clairement quels sont vos objectifs et soyez réalistes. Expliquez clairement comment les rapports vont aider le projet.

Exemple: Dexia (B) attire des nouveaux clients grâce à une nouvelle carte de crédit. Par transaction d’au moins 50 euros avec la nouvelle carte « Visa – MsF (Médecins sans Frontière) », la banque offrait 1 euro à l’organisation.

- Laissez le sponsor travailler avec ses partenaires commerciaux

Mettez tout le monde sur le projet (le sponsor, mais aussi les distributeurs et les vendeurs) en leurs donnant un briefing et le matériel nécessaire. A ces conditions seulement, l’action recevra l’attention nécessaire dans le public.

Exemple: American Express (USA) diminuait les frais des commerçants et encourageait l’emploi de la carte de crédit chez ces mêmes commerçants. Sur cette carte, le logo était très visible.



- Mettez assez de moyens

Insistez dans la campagne sur la bonne action et pas sur une des marques du sponsor. Trouvez une synergie entre campagne et slogan.

Exemple: Banksys (B) a dépensé il y a quelques années 4 millions de francs belges pour la campagne avec la carte Proton en faveur de MsF (Médecins sans Frontières) Une transaction était égal à 1 franc.
Le logo de MsF était aussi grand que celui de Proton sur toute la communication pendant l’action.


- Recherchez une collaboration la plus longue possible

De cette manière vous indiquez directement que le sponsor est des plus sérieux. Mais ce n’est pas pour cela que l’action doit être menée tout le temps. Des actions courtes et ponctuelles ont plus de résultats qu’une action trop longue sans mobilisation des consommateurs.

Exemple: Une chaîne de magasins, en Angleterre, donne un bon par achat de 10 pounds avec lequel les écoles peuvent acheter des ordinateurs. Le client peut donner le bon à l’école de son choix qui les épargne jusqu’à pouvoir acheter un PC. La campagne dure depuis 1992 et a permis
d’acheter 35.000 ordinateurs.


- Gardez le message positif

La pitié peut pour beaucoup être le moteur pour réaliser certaines choses, cela peut aussi avoir un effet négatif. Insister plus sur la solution trouvée au problème que sur le problème en lui-même.

Exemple: Beiersdorf (D) a montré l’importance de l’assistance médicale. Au lieu d’utiliser des photos montrant la misère en Afrique, il utilise dans la campagne des photos au profit de Pharmaciens Sans Frontière démontrant la pénurie des médicaments dans ces pays.
Par paquet de pansements Hansaplast ou produit Hansamed vendu, 1 franc allait vers PSF.



- Faites connaître les résultats

Si vous voulez convaincre le consommateur du bien fondé de son action pour une prochaine fois, dites-lui alors ce que cela a rapporté et quelle partie est aussi son succès.

Exemple: Douwe-Egberts (B) remet officiellement ses tasses de café gratuites. Pendant cette partie officielle, l’Administrateur Délégué des Banques Alimentaires a reçu 12 millions de tasses de café des mains de la Directrion Générale de Douwe-Egberts.



- N’en faîtes pas un show « loin de chez vous ».

Collaborez avec une firme locale ou régionale augmente la reconnaissance. Si vous choisissez une société internationale, faites en sorte que « localement » cela reçoive l’éclat nécessaire.

Exemple: Le WWF adopte un étang local. De telle sorte, une organisation internationale comme le WWF prouve qu’une initiative locale peut aussi être un très grand succès.

Site : http://www.nfpconsulting.org/

samedi 26 janvier 2008

RSE outil de marketing pour le non marchand et les entreprises

Le Marketing et la communication intelligents prendront de plus en plus d’importance pour les entreprises, les ONG et les associations …….


Dans un monde où les entreprises penseront de plus en plus à leur Responsabilité Sociale et sociétale, les Organisations Non Gouvernementales (ONG) mais aussi les associations sans but lucratif (asbl) penseront de plus en plus à prouver dans un premier temps leur importance et à augmenter leur efficacité, pour ensuite communiquer le tout, non seulement vers ces entreprises, pour qui elles seront une partie prenante potentielle, mais aussi et surtout vers les Responsables (Direction Générale et/ou Directeur Marketing) de ces entreprises avec qui elles devront parler un même langage pour se comprendre. La RSE deviendra-t-elle un outil de marketing pour convaincre le grand public (B to C) ou d’autres entreprises (B to B)?

Depuis que le monde associatif et le monde des entreprises correspondent sans vraiment se ressembler, il est important de constater que le premier se rend bien compte qu’il ne pourra pas sauver le monde tout seul, et que le second prend ou a pris conscience de ses devoirs envers l’humanité. Il est vrai qu’avant de faire partie des actionnaires, d’être chef d’une entreprise ou membre d’une Direction Générale, ils font avant toute autre chose partie de l’humanité, sont responsables de leur vie et de leur futur (ainsi que de celui de leur entreprise) et de celui qu’ils laisseront à leurs enfants. Ils sont donc aussi membres de la direction générale que prendra l’humanité dont ils font partie. Un premier constat s’impose à tous : que chacun fasse ce qu’il fait de mieux.

Si le cadre dans lequel s’animeront la Responsabilité Sociale et sociétale de l’Entreprise paraît se fixer, les parties prenantes deviendront effectivement des acteurs, avec une distribution, par l’entreprise, des rôles plus ou moins importants. Une entreprise active en chimie sera plus inspirée de développer une approche RSE dans le milieu environnemental, qu’il s’agisse d’une action mondiale (le climat par exemple) ou d’une action locale (dialogue avec les riverains par des journées portes ouvertes ou aide au nettoyage d’un étang tout proche). Une banque aura très certainement d’autres préoccupations. Le mot d’ordre sera « thing global, act local »

Si le rôle des parties prenantes paraît écrit, il s’agira pour les acteurs que sont les ONG et les associations d’être choisis par les entreprises (et le reste des parties prenantes) pour qu’une situation de « win/win » naisse et grandisse, car ces collaborations de développement seront durables ou ne seront pas. Et pour être choisie, l’association devra exister, et pour montrer qu’elle existe, qu’elle est elle aussi membre à part entière de la société, elle devra communiquer, tant aux entreprises concernant la RSE, qu’au grand public concernant les dons après peut-être s’être professionnalisée, car il n’est, par exemple, plus rare de voir des managers du privé se retrouver à la tête pensante d’une ONG ou d’une association. C’est normal puisque on retrouve dans les ONG et dans certaines associations exactement la même structure que dans une entreprise, avec des départements tels que les Ressources Humaines, la Comptabilité ou la Logistique par exemple.

Et le marketing et la communication dans tout cela serait-on tenté de se demander.
Les grandes ONG et associations ont bien vite compris que ces départements devaient, comme dans les entreprises performantes, être présents. Mais toutes les organisations ne sont pas des ferventes supportrices de ces disciplines. Tantôt le marketing et la communication ont mauvaise réputation (c’est synonyme (de dépense (de beaucoup)) d’argent, toutes ces banques de données sont une atteinte à la vie privée, ce géomarketing, cette méthode agressive de « vente »), tantôt le marketing et la communication sont utilisés mais ne sont pas reconnus comme tels (logique, vu leur réputation), tantôt encore, certaines associations font du marketing et de la communication sans le savoir (comment peut-on alors améliorer ce que l’on n’a pas conscience de faire).

Ce qui va changer pour le secteur non marchand ou Not For Profit, c’est que les ONG et les associations devront travailler avec le monde des entreprises, grandes ou petites, proches ou lointaines, et que ces entreprises chercheront à être convaincues du bien-fondé, donc gagnant/gagnant, d’une collaboration.

Comment mettre en place une politique de communication intelligente et de marketing efficace pour convaincre les entreprises et le grand public ?
Telle est la question. Il faudra choisir entre faire et… faire.