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mercredi 16 juin 2010

Les managers face aux paradoxes de l'entreprise.


Chargés de garantir les résultats autant que de veiller aux situations de mal-être, les managers dits de « proximité » sont de plus en plus pris entre le marteau et l'enclume…
A EDF, Renault ou France Télécom, partout où le phénomène de contagion des suicides a fait tâche d’huile, les managers dits de « proximité » ont du coiffer la casquette de sentinelle. « Ils se retrouvent coincés entre deux exigences : assurer la performance de leur équipe et veiller aux conditions de travail », observe l’universitaire Stéphane Bellini, spécialiste des sciences de gestion. La pression s’accentuant, il n’est plus question, en effet, de négliger l’humain. Cette nécessité de détecter les collaborateurs fragilisés n’est pas uniquement philanthropique. L’obligation de sécurité de résultat pèse comme une épée de Damoclès sur la tête des employeurs. Ce qui les contraint à prendre toute mesure de prévention pour protéger la santé physique et mentale de leurs salariés. Les managers de terrain sont donc en première ligne pour détecter les signaux avant-coureurs de mal être et alerter la hiérarchie.
lu sur http://www.novethic.fr/novethic/entreprise/ressources_humaines/conditions_de_travail/les_managers_face_paradoxes_entreprise/129601.jsp?utm_source=newsletter&utm_medium=Email&utm_content=novethicInfo&newsletter=ok

jeudi 18 décembre 2008

Etats-Unis : Le développement durable entre à la Maison blanche


Les Etats-Unis, première puissance mondiale, sont aussi les principaux pollueurs avec la Chine. Cette position peut enviable n’a jusqu’à présent entraîné aucune prise de responsabilité de l’administration Bush qui a plutôt mis des bâtons dans les roues des négociations internationales. L’équipe Obama, avec Steven Chu au ministère de l’énergie et Carol Browner à la Maison blanche donne à cet égard des signes positifs.
La rumeur courait, elle a été confirmée. Le ministère de l’énergie est confié par Barack Obama au prix Nobel de physique Stefen Chu, un homme qui a le mérite de savoir de quoi il parle. Steven dirige depuis 2004 le laboratoire Lawrence Berkeley National, un laboratoire qui travaille sur les énergies renouvelables. Il a reçu le Nobel en 1997 pour ses travaux sur les méthodes de refroidissement et de capture d’atomes par laser. Ce professeur de physique moléculaire n’a pas caché sa rupture avec l’ère Bush. Reprenant la citation de Faulkner (« L’homme ne fera pas que subir, il prévaudra ») il l’a décliné pour la question du réchauffement : « Les Etats-Unis et le monde prévaudront malgré les défis de l’économie et du changement climatique ». Depuis plusieurs années, il ne cesse d’alerter l’opinion et le gouvernement sur l’urgence d’une politique radicalement différente en matière d’énergie et d’émission de gaz à effet de serre.
Dans son discours de présentation de Steven Chu, Barack Obama avait lui même été très clair sur ses intentions, incriminant la « dépendance au pétrole » de son pays et affirmant qu’il n’y avait pas de « contradiction entre la croissance économique et des pratiques écologiques robustes ».
La suite sur http://www.developpementdurablelejournal.fr/spip.php?article3787

jeudi 21 février 2008

La fin de la RSE?

Voici un article de Harvard Business Online .....
Et une façon de voir un peu différente.

By Joseph Pine and James Gilmore on December 26, 2007 12:57 PMJim Gilmore and Joe Pine are the authors of What Consumers Really Want

In 2008, companies will abandon their much-hyped reliance on those Corporate Social Responsibility initiatives that seem focused more on getting social and political activists off their backs or drawing in customers than on doing any real good.
Une chose est certaine, il n'existe pas pour le moment de certification RSE, bien que certaines organisations y travaillent. Une chose tout aussi certaine est que l'efficacité (dans la notion de résoudre pas dans celle de plus de chiffre d'affaires) de certaines actions, pensons par exemple à la résolution, même partielle, d'un problème concernant le climat, ne sera mesurable qu'après un certain temps. C'est après avoir mesuré que l'on pourra critiquer le bien fondé d'une action ou pas. Et d'ajouter : "But do you really think that a company is motivated to do something for the environment when the American government is not signing the Kyoto acts, THE SIGN that the world is in danger?" Rien n'empêche l'entreprise de faire de la RSE avec des effets locaux et plus rapidement mesurables (sécurité dans l'entreprise, soutien d'une ASBL locale, ...)

Watch in 2008 for those corporations abandoning existing CSR programs to outnumber those who introduce new ones.
Nouveaux programmes n'implique pas autres programmes. Connaissons-nous la roue de Deming : Plan, Do, Check and Act (Acting dans le sens FAIRE MIEUX).

In an age when consumers factor in authenticity as a primary concern in the purchase of most any good, service, or experience, CSR will be seen for the sham that it is. Consumers will increasingly flock to enterprises that offer transformational change as the very substance of its offerings -- be it in the form of vocational tourism, personal interventions, or even narcithropic giving ?? -- and reject initiatives that merely front as the means to sell more wares. Consumer dollars will flow less to promotional programs like (PRODUCT)Red and more to fully dedicated ventures like micro-lending site kiva.org.
Les consommateurs? Il n'y a pas qu'eux dans la démarche RSE ...

In such times, businesses would be wise to stop giving a portion of revenues away to token causes, and instead start creating new businesses that explicitly charge consumers to help them help others. There is money to be made, unapologetically, in connecting individual consumers with worthwhile causes and thereby helping them make the aspirations of those causes become reality.
Les auteurs évoquent certainement ici plus le Cause Related Marketing que de RSE. Et la grande différence entre ces 2 outils de marketing est que le Cause Related Marketing est une action clairement commerciale limitée dans le temps (lire sur ce blog) alors que la Responsabilité Sociale des Entreprises est clairement "volontaire, s'articulant autours de plusieurs parties (prenantes) et sur une amélioration d'image corporate", ce "tout" sera égal à plus de chiffre d'affaires. Ne pas oublier non plus que la RSE existe aussi pour solutionner des problèmes dans ce monde.

Indeed, Individual Social Responsibility is an untapped market to be served in the coming year.
Exact. Cela commence par soi-même. Je pense à celles et ceux cotoyés tous les jours qui sont plus actifs que moi.

samedi 26 janvier 2008

RSE outil de marketing pour le non marchand et les entreprises

Le Marketing et la communication intelligents prendront de plus en plus d’importance pour les entreprises, les ONG et les associations …….


Dans un monde où les entreprises penseront de plus en plus à leur Responsabilité Sociale et sociétale, les Organisations Non Gouvernementales (ONG) mais aussi les associations sans but lucratif (asbl) penseront de plus en plus à prouver dans un premier temps leur importance et à augmenter leur efficacité, pour ensuite communiquer le tout, non seulement vers ces entreprises, pour qui elles seront une partie prenante potentielle, mais aussi et surtout vers les Responsables (Direction Générale et/ou Directeur Marketing) de ces entreprises avec qui elles devront parler un même langage pour se comprendre. La RSE deviendra-t-elle un outil de marketing pour convaincre le grand public (B to C) ou d’autres entreprises (B to B)?

Depuis que le monde associatif et le monde des entreprises correspondent sans vraiment se ressembler, il est important de constater que le premier se rend bien compte qu’il ne pourra pas sauver le monde tout seul, et que le second prend ou a pris conscience de ses devoirs envers l’humanité. Il est vrai qu’avant de faire partie des actionnaires, d’être chef d’une entreprise ou membre d’une Direction Générale, ils font avant toute autre chose partie de l’humanité, sont responsables de leur vie et de leur futur (ainsi que de celui de leur entreprise) et de celui qu’ils laisseront à leurs enfants. Ils sont donc aussi membres de la direction générale que prendra l’humanité dont ils font partie. Un premier constat s’impose à tous : que chacun fasse ce qu’il fait de mieux.

Si le cadre dans lequel s’animeront la Responsabilité Sociale et sociétale de l’Entreprise paraît se fixer, les parties prenantes deviendront effectivement des acteurs, avec une distribution, par l’entreprise, des rôles plus ou moins importants. Une entreprise active en chimie sera plus inspirée de développer une approche RSE dans le milieu environnemental, qu’il s’agisse d’une action mondiale (le climat par exemple) ou d’une action locale (dialogue avec les riverains par des journées portes ouvertes ou aide au nettoyage d’un étang tout proche). Une banque aura très certainement d’autres préoccupations. Le mot d’ordre sera « thing global, act local »

Si le rôle des parties prenantes paraît écrit, il s’agira pour les acteurs que sont les ONG et les associations d’être choisis par les entreprises (et le reste des parties prenantes) pour qu’une situation de « win/win » naisse et grandisse, car ces collaborations de développement seront durables ou ne seront pas. Et pour être choisie, l’association devra exister, et pour montrer qu’elle existe, qu’elle est elle aussi membre à part entière de la société, elle devra communiquer, tant aux entreprises concernant la RSE, qu’au grand public concernant les dons après peut-être s’être professionnalisée, car il n’est, par exemple, plus rare de voir des managers du privé se retrouver à la tête pensante d’une ONG ou d’une association. C’est normal puisque on retrouve dans les ONG et dans certaines associations exactement la même structure que dans une entreprise, avec des départements tels que les Ressources Humaines, la Comptabilité ou la Logistique par exemple.

Et le marketing et la communication dans tout cela serait-on tenté de se demander.
Les grandes ONG et associations ont bien vite compris que ces départements devaient, comme dans les entreprises performantes, être présents. Mais toutes les organisations ne sont pas des ferventes supportrices de ces disciplines. Tantôt le marketing et la communication ont mauvaise réputation (c’est synonyme (de dépense (de beaucoup)) d’argent, toutes ces banques de données sont une atteinte à la vie privée, ce géomarketing, cette méthode agressive de « vente »), tantôt le marketing et la communication sont utilisés mais ne sont pas reconnus comme tels (logique, vu leur réputation), tantôt encore, certaines associations font du marketing et de la communication sans le savoir (comment peut-on alors améliorer ce que l’on n’a pas conscience de faire).

Ce qui va changer pour le secteur non marchand ou Not For Profit, c’est que les ONG et les associations devront travailler avec le monde des entreprises, grandes ou petites, proches ou lointaines, et que ces entreprises chercheront à être convaincues du bien-fondé, donc gagnant/gagnant, d’une collaboration.

Comment mettre en place une politique de communication intelligente et de marketing efficace pour convaincre les entreprises et le grand public ?
Telle est la question. Il faudra choisir entre faire et… faire.