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vendredi 5 février 2010

L’élevage est à l’origine, dans le monde, de 18% des émissions de gaz à effet de serre


La dernière nouvelle en date, sur le même thème, est un récent article de Time : le magazine avance carrément, à contre-courant de Paul McCartney et autres végétariens engagés pour le climat (dont le Président du GIEC, Rajendra Pachauri), que manger du bœuf (nourri à l’herbe) pourrait permettre de lutter contre le réchauffement climatique. Explications : là où l’élevage industriel prend des ressources dans l’environnement (céréales et énergie nécessaire pour les produire, engrais compris, puis énergie pour transporter l’alimentation et chauffer les entrepôts…) sans rien lui rendre d’autre que des pollutions (dont le méthane émis par les ruminants), l’élevage extensif et traditionnel assure une rotation du bétail sur les pâturages, de sorte que les animaux prennent en charge la coupe et la repousse de l’herbe, tandis que leurs excréments contribuent à enrichir le sol en humus (pas besoin d’engrais), ce qui augmente la capacité de la terre à stocker du CO2. Au total, même si les vaches nourries à l’herbe émettent un peu plus de méthane (car l’herbe et les plantes riches en fibres sont plus difficiles à digérer que des céréales), l’impact net sur le climat serait du coup nettement inférieur à celui de l’élevage industriel car l’élevage à l’herbe aide le sol à "fixer" le carbone dans des proportions qui compensent, voire excèdent, les émissions des ruminants.

jeudi 8 janvier 2009

Conflit gazier : L’Europe prise en otage !


Les livraisons de gaz russe par les gazoducs ukrainiens étaient au point mort le 7 janvier. Alors que l’Europe se démène pour faire avancer les discussions, Moscou et Kiev s’accusent mutuellement d’être à l’origine des coupures.
Alors que la vague de froid continue de frapper le continent européen l’afflux de gaz russe via l’Ukraine a été totalement stoppé le 7 janvier. Après l’Europe centrale, l’Italie et la France sont à leur tour victimes du conflit tarifaire qui oppose Moscou à Kiev. Selon GDF Suez, les livraisons de gaz par le groupe Gazprom auraient baissé « de plus de 70% en France », tandis que l’Italie n’en reçoit plus du tout ! L’Europe, qui demande la réouverture immédiate des gazoducs ukrainiens est confrontée à un véritable dialogue de sourds entre la Russie et l’Ukraine, chacune des deux parties accusant l’autre d’être l’auteur des coupures. En parallèle des discussions qui doivent se tenir à Moscou jeudi entre les représentants des Gazprom et Naftogaz, les dirigeants des deux compagnies, sont attendus à Bruxelles pour s’expliquer sur le conflit qui les oppose devant le parlement européen. L’Europe espère ainsi les pousser à trouver rapidement un accord.

Une dette de l’ordre de 2 milliards d’euros

Depuis le refus de la compagnie ukrainienne Naftogaz de subir la hausse des tarifs à 250 $ (185 €) les 1000 m3, réclamée par Gazprom, la situation ne cesse de s’envenimer entre les deux pays. L’Ukraine bénéficiait jusqu’alors d’un prix particulièrement avantageux, 179,50 $ (133 €) les 1000 m3, alors que les pays d’Europe de l’Ouest s’acquittent de 418 $ (310 €) pour le même volume. Or un accord signé en octobre 2008 par les premiers ministres des deux pays,Vladimir Poutine et Ioulia Timochenko, prévoyait une augmentation progressive des tarifs sur trois ans pour rejoindre le prix du marché. Résultat : après avoir mis fin aux livraisons destinées à l’Ukraine le 1er janvier dernier, Gazprom a accusé Naftogaz de détourner le gaz destiné au pays européens, conduisant Moscou à s’exprimer en faveur d’une fermeture des 4 gazoducs passant sur le territoire ukrainien. D’autant que le gazier russe demande également à son partenaire ukrainien le règlement d’une dette de l’ordre de 2 milliards d’euros pour le paiement des livraisons de l’automne 2008.
Lu sur http://www.developpementdurablelejournal.fr/spip.php?article3874

mercredi 7 janvier 2009

Conflit russo-ukrainien : L’Europe privée de gaz !


La Russie a fermé mardi 6 janvier les vannes de ses gazoducs passant par l’Ukraine en raison d’un conflit tarifaire avec Kiev. La pénurie de gaz menace plusieurs pays d’Europe.
Nouvel épisode dans le conflit qui oppose Kiev au géant du gaz russe Gazprom, la Russie a réduit drastiquement mardi 6 janvier, ses livraisons de gaz transitant par le territoire ukrainien. Résultat : l’Autriche a vu son approvisionnement en gaz russe réduit de 90 %, la Roumanie de 75 % la République tchèque et la Slovaquie de 70 %, et la Bosnie de 25 %. L’Allemagne et la Hongrie ont également annoncé avoir subi des baisses sensibles. Les livraisons vers la Croatie, la Bulgarie, la Grèce, la Macédoine et la Turquie étaient quant à elles totalement interrompues. Selon le PDG de GDF Suez, Gérard Mestrallet, la situation n’aurait toutefois "aucun impact sur les approvisionnements" français.

Des coupures " inacceptables" pour la présidence de l’UE

Cette crise résulte d’un différend sur la hausse des prix du gaz. Gazprom, qui a récemment annoncé une hausse de ses tarifs à 418 $ (310 €) les 1000 m3 pour 2009 contre 179,50 $ (133 €) l’an dernier, est confronté au refus de l’Ukraine de payer plus de 235 $ (174 €). L’embargo russe intervient dans un contexte de tensions provoquées par la volonté d’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, à laquelle la Russie est farouchement opposée. La présidence Tchèque de l’UE a quant à elle qualifié de "complètement inacceptables" les coupures opérées par Gazprom, demandant la reprise immédiate des livraisons. Une rencontre entre Oleg Doubina, PDG de la compagnie ukrainienne Naftogaz et le dirigeant de Gazprom Alexeï Miller doit se tenir le 8 janvier prochain à Moscou en vue d’aboutir à un accord pour débloquer la situation.
Lu sur http://www.developpementdurablelejournal.fr/spip.php?article3866