jeudi 2 juillet 2009

OIT: adoption d'un Pacte mondial pour l'emploi


Près de 4000 délégués des 182 Etats de l'OIT ont mis fin vendredi à trois semaines de travaux, marqués par la crise économique mondiale. Ils ont adopté par consensus un Pacte mondial pour l'emploi qui recommande de donner la priorité à la lutte contre le chômage.



Le directeur général du Bureau international du travail (BIT) Juan Somavia a salué le fait que la conférence ait indiqué "la direction à suivre" pour réduire les effets de la crise sur l'emploi.

 Lundi à Genève, les présidents brésilien Lula da Silva et français Nicolas Sarkozy avaient apporté leur soutien au pacte sur l'emploi, aux côtés d'autres dirigeants, et plaidé pour une meilleure régulation de la mondialisation. 

"Il s'agit du premier instrument politique global adopté pour lutter contre la crise par tous les acteurs de l'économie, gouvernements, patronat et syndicats", a souligné Juan Somavia. (...)

> Suite de l'article sur http://www.hrtoday.ch/hrtoday/fr/hr_services/newsticker/501876/Fin_du_sommet_de_l_OIT_adoption_d_un_Pacte_mondial_pour_l_emploi

Etude : Écart de rémunération femmes / hommes


La Commission européenne a lancé une campagne d’information sur l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes dans tous les pays de l’UE. Vous trouverez ici tous les documents disponibles pour en savoir plus sur cette campagne ou relayer ces informations. Vous avez également la possibilité de télécharger et d’imprimer plusieurs outils de communication de cette campagne (dépliants, affiches, présentations PowerPoint, clips vidéo) ou de recevoir le kit de communication par la poste.

L’écart de rémunération entre les femmes et les hommes représente la différence moyenne de rémunération horaire entre les travailleurs de sexe féminin et de sexe masculin dans l’ensemble de l’économie. Sur la scène européenne, le salaire des femmes est en moyenne inférieur de 17 % à celui de leurs homologues masculins, et le fossé se creuse dans certains pays. (...)

> Suite de l'étude sur le site de la http://ec.europa.eu/social/main.jsp?catId=681&langId=fr

lundi 29 juin 2009

Climat : Premier succès pour Obama


La Chambre des représentants a adopté samedi 27 juin au matin le Clean Energy and Security Act, projet du Président Obama contre le réchauffement climatique. Ce vote obtenu de justesse fait entrer les Etats-Unis dans le combat contre le réchauffement climatique dont l’administration Bush niait la responsabilité humaine. Le pas est d’importance, même s’il reste loin des attentes, puisque le Président a fixé la barre de réduction des émissions de CO2 à 17% en 2020 sur la base de 2005.
« Plus rapide que les Etats-Unis ». Recevant la chancelière Angela Merkel, le Président Obama aurait eu cette phrase en parlant de la volonté européenne de lutter contre le réchauffement climatique. Simple constat, puisque l’Union européenne a voté sous Présidence française un Paquet énergie climat qui comprend en autre une réduction des émissions de 20% en 2020 sur la base de 1990 qui est celle communément admise. Les Etats-Unis s’obstinent en effet à prendre pour base de départ l’année 2005 avec une réduction décidée ce samedi de 17%. Il faut dire que sur la base de 1990, leurs propositions auraient un effet d’annonce désastreux : à peine 5% de réduction ! Par ailleurs la production d’électricité devra être à 12% renouvelable en 2020 (le premier projet prévoyait 15% et les Européens ont voté 20% d’énergies renouvelables).
L’enjeu est important : Etats-Unis et Canada produisent à eux deux un cinquième des émissions mondiales de gaz à effet de serre, près du double de l’Europe dont le nombre d’habitants et le PIB sont pourtant supérieurs. Mais sous l’administration Bush, la philosophie des Etats-Unis était de nier la responsabilité de l’activité humaine dans le réchauffement climatique, contre l’avis de l’ONU et de l’immense majorité des experts. Le revirement ne peut qu’être salué.

Les lobbies à l’assaut du Sénat

Il y a quelques semaines encore, les analystes estimaient que le Président Obama remettrait son projet à 2010, soit après la conférence de Copenhague qui en décembre renouvellera le protocole de Kyoto, en raison de l’opposition des élus et même des citoyens américains. Ces derniers ne sont en fait pas hostiles à la lutte contre le réchauffement que les trois quarts d’entre eux estiment nécessaire. Mais ils ne sont plus qu’un sur deux lorsqu’on en vient à parler d’un marché des droits d’émission (« cap and trade » qui fait partie de la loi votée). A l’instar de plusieurs représentants démocrates des Etats les plus industrialisés, ils craignent en effet des répercussions pour l’énergie charbonnière, les aciéries et surtout la construction automobile. Ils ont pourtant obtenu que les industries fragiles ou trop soumises à la concurrence asiatique aient des droits gratuits d’émission.
L’opposition républicaine ne s’avoue cependant pas vaincue. Elle entend peser de tout son poids au Sénat, et faire gagner dans l’opinion publique l’idée selon laquelle, on ne peut pas toucher au mode de vie américain. 219 représentants contre 212 ont permis le premier passage. C’est dire si rien n’est vraiment acquis. Mais Barak Obama entend convaincre son pays que l’avenir est dans le développement durable et que la puissance américaine pâtirait lourdement de ne pas être leader sur cette question.
Lu sur http://www.developpementdurablelejournal.com/spip.php?article4842

vendredi 26 juin 2009

Climat : Le conseil de l’UE s’attaque à l’industrie lourde


Malgré les réticences, les ministres de l’environnement des 27 sont parvenus jeudi 25 juin à un accord sur la réforme de la réglementation communautaire sur les émissions polluantes de l’industrie lourde. La France en a profité pour soumettre « pour discussion » un mémorandum sur l’après-Kyoto.
À l’issue du dernier conseil « Environnement » de l’UE sous présidence tchèque, qui se tenait jeudi 25 juin à Luxembourg, les ministres de l’Environnement des 27 se sont mis d’accord pour rassembler en une seule directive les sept textes réglementant actuellement les émissions polluantes de l’industrie lourde du vieux continent. Sans réviser les normes d’émissions, cette réforme vise tout simplement à faire mieux appliquer les règles en vigueur en limitant les motifs d’exemption, décidément trop nombreux. Jusqu’ici, une large part des 52 000 installations industrielles concernées échappait en effet à toute restriction en termes d’émissions polluantes en se réfugiant derrière des exceptions. Une situation contradictoire, alors que l’UE s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20 % pour 2020. Premières visées, les centrales électriques devront d’ailleurs se conformer aux nouvelles normes dès 2016 avec une mise en place progressive des contrôles entre cette date et la fin 2020.

Vers une législation plus contraignante

Suite à cet accord, le Parlement européen dispose de quatre mois pour préparer la version définitive de la nouvelle législation sur les émissions industrielles polluantes. Or les eurodéputés ont d’ores et déjà averti qu’ils entendaient renforcer le caractère contraignant de ces normes pour éviter de retomber dans la même impasse. Une ambition qui n’est pas du goût de certains états comme la Grande-Bretagne, la Pologne, qui risquent de payer cher leur dépendance au charbon pour la production électrique. Le ministre de l’Environnement de sa majesté a d’ailleurs plaidé pour le maintien de certaines exemptions le temps de renouveler les vieilles centrales par avec des installations moins émettrices de CO2. À l’inverse, la commission européenne, à l’origine de cette réforme, a salué l’accord trouvé par les 27. « L’accord nous rapproche d’une réduction substantielle des émissions dans l’industrie, ce qui réduira l’exposition des citoyens européens aux polluants dangereux et améliorera de manière significative la santé de l’environnement » a déclaré le commissaire européen à l’Environnement, Stavros Dimas.

L’après-Kyoto selon la France

Le ministre français de l’Écologie, Jean-Louis Borloo a quant à lui profité de l’occasion pour soumettre au Conseil des ministres de l’Environnement de l’UE un mémorandum de 13 pages sur l’après-Kyoto. Le document, qui s’appuie sur les recommandations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) prône une réduction d’au moins 30 % des émissions de CO2 d’ici 2020, par rapport aux niveaux de 1990. Mais après les mois de débats qu’a nécessité l’adoption de l’objectif 20 % du Paquet climat-énergie, Paris veut avant tout éviter toute volte-face des pays européens. La France lance par ailleurs un appel au Canada et aux Etats-Unis pour qu’ils prennent des engagements « aussi élevés que ceux de l’Union européenne ». Enfin, le mémorandum préconise des réductions des émissions polluantes des pays en développement comprises « entre 15 % et 30 % » d’ici 2020 sans s’attarder sur la question des moyens, pourtant essentielle.
Lu sur http://www.developpementdurablelejournal.com/spip.php?article4834

jeudi 18 juin 2009

Partenariat : La technologie au service de la microfinance

PlaNet Finance et le géant du logiciel de gestion SAP viennent de conclure un accord de partenariat visant à améliorer l’accessibilité et l’efficacité de la microfinance par la technologie.
L’organisation internationale spécialisée dans le soutien aux institutions de microfinance (IMF) PlaNet Finance vient de s’associer au leader mondial des logiciels de gestion SAP. Ce dernier va mettre sa capacité de financement et son expertise logicielle au service du développement de solutions de gestion de la microfinance et des échanges internes à PlaNet Finance. SAP soutiendra par ailleurs le développement technologique des projets financés, en particulier sur les marchés émergents. La société compte s’appuyer mettre à profit les possibilités de l’informatique et d’Internet pour réduire le coût des transactions et simplifier la gestion des emprunts. « Grâce aux nouvelles technologies, l’impact de la microfinance sera encore plus grand », explique Jacques Attali, Président de PlaNet Finance. Pour leur premier projet commun, SAP et PlaNet ont décidé d’aider les petits producteurs de beurre de Karité au Ghana. Ces derniers bénéficieront d’une part de formations destinées à améliorer le rendement de leur activité, et seront d’autre part structurés en groupes équipés de téléphones portables pour la gestion de leurs commandes.
Lu sur http://www.developpementdurablelejournal.com/spip.php?article4789

Eco-innovation : L’UE aide les PME à protéger l’environnement


Le programme Eco-innovation a pour but de favoriser la commercialisation de l’innovation dans le domaine de l’environnement. Il s’inscrit dans la nouvelle politique de l’UE visant à améliorer la compétitivité des PME (CIP- Competitiveness & Innovation Programme). En 2009, priorité au recyclage des matériaux,aux bâtiments et à la construction, à la nourriture et aux boissons,aux « greening business » et achats verts.
L’« éco-innovation » englobe toute forme d’innovation s’inscrivant dans la protection de l’environnement : réduire l’impact sur l’environnement, optimiser l’utilisation des ressources par de nouveaux produits, services, processus… La Commission Européenne propose une enveloppe de 195 Millions d’euros pour le financement de projets dans le cadre d’un programme baptisé Eco-innovation (2008-2013). Avec un budget de 30 millions d’euros, l’appel à propositions 2010 veut soutenir des projets portant sur la première application de produits, procédés ou techniques ayant un intérêt européen, qui ont fait leurs preuves sur le plan technique mais n’ont pas encore pénétré le marché. Les projets retenus porteront sur quatre thématiques : le recyclage des matériaux (amélioration des techniques de tri des déchets, de la compétitivité des industries de recyclage, de nouvelles solutions de recyclage, de produits innovants à base de matériaux recyclés). Les bâtiments et la construction (techniques et matériaux de construction durables ; meilleure utilisation des matériaux recyclés et des ressources renouvelables dans la construction ; technologies pour traiter et économiser l’eau). La nourriture et les boissons (techniques de production et d’emballage plus propres ; conception de techniques de gestion de l’eau plus efficaces ; idées nouvelles pour s’attaquer à la réduction, au recyclage et à la valorisation des déchets ; méthodes pour rationaliser l’utilisation des ressources). Le « greening business » et les achats verts (prise en compte des critères environnementaux des entreprises pour leurs achats, utilisation rationnelle des ressources ; aider les entreprises à rendre leurs procédés et leur production plus verts ; promouvoir l’intégration généralisée des techniques éco-innovantes dans les chaînes d’approvisionnement). En 2008, sur 130 projets déposés, 42 ont été retenus ( 75 % de PME). Parmi les projets sélectionnés, il y a eu la construction d’une usine de recyclage intégrée pour les plastiques agricoles (l’usine est aussi utilisée comme catalyseur pour d’autres usines) ou encore la commercialisation d’un nouvel engrais organique obtenu à partir d’un mélange de farine de cuir et de boue déshydratée provenant de stations de traitement des eaux usées de tanneries
Lu sur http://www.developpementdurablelejournal.com/spip.php?article4772

lundi 15 juin 2009

Agriculture : Un label environnemental


Respect de la biodiversité, limitation des impacts sur l’environnement, de l’utilisation des pesticides et des consommations d’eau et d’énergie… sont quelques-unes des pratiques qui permettront aux exploitants agricoles de décrocher le label d’exploitation agricole à haute valeur environnementale prévu lors du Grenelle.
Hier soir, le ministre de l’agriculture et de la pêche Michel Barnier a validé le dispositif « de certification environnementale des exploitations agricoles ». L’élaboration de cette certification avait été décidée à l’occasion du Grenelle de l’environnement en 2007. Les procédures de mise en place avaient été confiées au Comité Opérationnel (COMOP) du Grenelle chargé de cette question sous la direction du ministère de l’agriculture. Depuis un an et demi la réflexion a été conduite avec les partenaires du Grenelle : les organisations professionnelles, les centres techniques, la filière agroalimentaire, les associations de défense de l’environnement ou des consommateurs, sans oublier l’Etat et ses services.

Un dispositif progressif

Le dispositif validé hier a été expérimenté dans cinq départements (Ille-et-Vilaine, Meuse, Oise, Rhône et Tarn), dans quelques lycées agricoles, ainsi que par des réseaux d’agriculteurs tel que le Farre (Forum de l’agriculture raisonnée respectueuse de l’envirronement). La certification environnementale dont pourront bénéficier les exploitations concerne bien sûr leurs impacts sur l’environnement. Sont concernés le respect de la biodiversité, le niveau d ‘utilisation de produits phytosanitaires, des économies de consommation d’eau et de la maîtrise de la consommation d’énergie. En revanche, le respect des législations sociales n’est pas concerné par la certification.
Le COMOP a élaboré un dispositif progressif qui prévoit trois niveaux de mise en œuvre des pratiques culturales permettant d’accéder aux divers niveaux de la certification. Le premier niveau se contente de suivre les règles d’éligibilité aux aides européennes prévues dans le cadre de la Politique Agricole Commune qui prévoient un diagnostic environnemental des exploitations. Le second prévoit la mise en place d’un « management environnemental » fixant une obligation de moyens. Le niveau trois, le seul qui permette d’accéder à la certification d’exploitation agricole à « haute valeur environnementale » impose une obligation de résultats basée sur des indicateurs précis.

Des principes consensuels

Si cette certification devra être validée par le COFRAC (association chargée de l’accréditation des laboratoires et organismes certificateurs ), les principales associations concernées se sont montrées relativement satisfaites hier. France nature environnement qui avait lancé lors du Grenelle de l’environnement l’idée d’un « label HQE » pour les exploitations agricoles, avait rappelé que « d’autres agriculteurs, non nécessairement en bio, produisent des aliments de qualité dans des milieux de qualité. Une mise en valeur des exploitations agricoles les plus favorables à l’environnement est aujourd’hui indispensable ».
En effet, la certification proposée, par le COMOP est moins qu’une adaptation des principes de l’agriculture biologiques, une labellisation partielle des préceptes du FARRE. Son président Bernard Guidez, estime d’ailleurs que « l’ensemble de la démarche HVE va dans le bon sens mais il est urgent de connaître rapidement les modalités de reconnaissance des démarches existantes intégrant tout ou partie de ces obligations de moyens ».
Lu sur http://www.developpementdurablelejournal.com/spip.php?article4768