jeudi 9 octobre 2008

Entrepreneuriat : « Inventer de nouveaux modèles économiques »


Hier, l’association Ashoka organisait la journée « Entreprendre autrement pour changer le monde ». Cet évènement rassemblait de nombreux organismes de l’économie sociale et solidaire autour de conférences et débats sur les enjeux actuels du secteur. L’occasion pour Ashoka de présenter les dix entrepreneurs sociaux innovants qu’elle a choisi d’accompagner dans le développement de leur activité cette année. Arnaud Mourot, directeur d’Ashoka pour la France, la Belgique et la Suisse nous explique sa vision de l’entrepreneuriat social.

Quelle définition donnez-vous à l’entrepreneuriat social ?

Pour nous, les entrepreneurs sociaux sont des hommes et des femmes qui mettent leurs qualités entrepreneuriales au service d’une action sociale dans des domaines tels que la santé, l’environnement, l’éducation… Ils ne sont pas seulement visionnaires, ils ont aussi la capacité de mettre en pratique ce qu’ils imaginent.

Dans quel but avez-vous organisé cette journée ?

Cette journée est l’occasion de présenter les dix entrepreneurs que nous allons soutenir cette année. Nous sélectionnons peu de projets mais chacun a un fort potentiel de développement. On a souhaité partager ce moment avec le grand public dans l’espoir de donner envie à d’autres de développer leurs propres actions. Les visiteurs que l’on accueille seront peut-être les entrepreneurs de demain…

Justement, comment voyez-vous le développement du secteur ? Y’a-t-il pour vous des obstacles particuliers qu’il faut affronter ?

Il y a un gros obstacle de notoriété. Il faut faire connaître le secteur. Il y a également un manque de structures d’accompagnement mais le financement me parait secondaire. Il faut d’abord que les potentiels entrepreneurs soient au courant de ce qui se fait.

Et quels sont pour vous les grands enjeux de l’entrepreneuriat social ?

Ce secteur doit nous aider à trouver les réponses aux problèmes sociaux et environnementaux qui s’annoncent. Mais avec une nouvelle donne : il ne faut plus compter sur l’Etat pour le faire. Il faut donc inventer de nouveaux modèles économiques plus pertinents avec une dimension créative.

Lu sur http://www.developpementdurablelejournal.fr/spip.php?article3409

mercredi 8 octobre 2008

Micro crédit: du nouveau à Paris


La Mairie de Paris a lancé hier, en partenariat avec la Caisse des dépôts et des consignations, un programme de microcrédits destinés aux particuliers parisiens exclus du système bancaire classique. A ne pas confondre avec du crédit à la consommation ou à l’entreprenariat, ces prêts sont déployés pour financer un « nouveau départ ».
En partenariat avec la Caisse des dépôts et des consignations, la Mairie de Paris a lancé hier les premiers microcrédits personnels Paris Ile-de-France dans le 18ème arrondissement. Les particuliers exclus du système bancaire classique peuvent désormais demander un prêt allant de 300 à 3000 euros pour améliorer leur niveau de vie ou prendre un nouveau départ. Les intérêts ? 4% mais dont la moitié est restituée à l’emprunteur lorsqu’il a remboursé la somme totale. Un réseau d’associations et d’établissements bancaires s’est constitué autour du Crédit municipal de Paris et se charge d’accueillir les emprunteurs qui souhaitent financer une formation, un permis de conduire ou même un divorce ou un décès. Ce dispositif, à ne pas confondre avec le crédit à la consommation ou à l’entreprenariat, sera opérationnel dans toute la capitale fin 2008. Lu sur http://www.developpementdurablelejournal.fr/spip.php?article3399

Commerce équitable : Des impacts individuels aux impacts collectifs


Max Havelaar a 20 ans… L’occasion pour Joaquin Muñoz, directeur général de l’association de revenir sur les impacts du commerce équitable. Bien que difficiles à cerner et à isoler, ces impacts sont selon l’association de deux ordres : individuels et collectifs. Détails.

Pour fêter ses 20 ans d’existence, l’association Max Havelaar a mis sur pied une exposition sur la filière du café équitable. A cette occasion, Joaquin Muñoz, directeur général de Max Havelaar France, est revenu sur les impacts du commerce équitable pour les producteurs des pays en voie de développement. D’après les neuf études d’impact menées par l’association dans différents pays d’Amérique du Sud et d’Afrique, le commerce équitable a des effets positifs à la fois sur l’individu mais aussi sur la collectivité. Selon les résultats des enquêtes, cette méthode alternative de commerce entraine au niveau individuel une augmentation et une stabilisation des revenus qui s’accompagnent d’un renforcement de l’autonomie des producteurs. Grâce à des revenus supérieurs, les agriculteurs peuvent investir pour diversifier leurs activités et par là même réduire leur vulnérabilité et éviter le processus de décapitalisation(1) auquel ils ont souvent recours.
A l’échelle de la collectivité et toujours selon Max Havelaar, le commerce équitable favorise la création d’organisations de producteurs ce qui renforce le poids des agriculteurs dans les négociations. D’autre part, les groupements de producteurs investissent souvent dans des infrastructures collectives comme des écoles ou des centres de santé. Mais ce n’est pas tout. Des impacts structurels ressortent aussi de cette étude : les prix des marchés locaux sont tirés à la hausse, ce qui bénéficie à l’ensemble des agriculteurs de la région. Enfin, dans de nombreux cas, cette alternative au commerce traditionnel s’accompagne d’une nouvelle offre de services financiers. Pour Joaquin Muñoz, le commerce équitable est en fait « une locomotive qui entraine des bénéfices indirects en plus de ses impacts prévus. »
(1)Les agriculteurs se trouvent souvent obligés de vendre une partie de leur capital (comme une parcelle ou un animal) pour faire face à une période de creux dans leurs revenus. On parle alors de décapitalisation.
Lu sur http://www.developpementdurablelejournal.fr/spip.php?article3389

lundi 6 octobre 2008

ISR en croissance


Le marché ISR européen a plus que doublé en deux ans
Eurosif a publié, le 1er octobre, les chiffres du marché européen de l’ISR. Cette étude, réalisée dans 13 pays auprès des sociétés de gestion et des investisseurs institutionnels, montre une croissance remarquable des divers modes de gestion intégrant des critères extra financiers. Le marché était évalué à 2 665 milliards d’euros à fin 2007, soit 102 % d’augmentation en deux ans.
Unique dans son genre, l’étude Eurosif mesure, tous les deux ans, les diverses évolutions de l’ISR en Europe. Elle distingue deux catégories de pratiques, celles qualifiées de «core SRI » qui ont systématiquement un impact sur la construction des portefeuilles et celles qualifiées de « broad SRI » qui implique une prise en compte, de nature variable, de critères environnementaux, sociaux ou de gouvernance. Si le montant total des actifs considérés comme ISR est estimé, par Eurosif, à 2665 milliards d’euros, le « core SRI » lui, ne pèse que 512 milliards d’euros. Ces chiffres apparaissent certes faibles -surtout comparés aux milliards engloutis dans la crise actuelle-, cependant Matt Christensen, le directeur exécutif d’Eurosif, souligne la montée en puissance et la diversification des modes de gestion : « L’ISR s’affine pour mieux répondre aux diverses demandes. A côté des fonds actions, obligataire ou monétaire, on trouve des fonds thématiques et ces critères gagnent progressivement l’immobilier, le non coté et la microfinance.» Depuis le début 2008, on assiste par exemple en France à une augmentation spectaculaire des fonds monétaires ISR. Ces produits de placements, réputés plus sûrs que des fonds actions, se convertissent à l’ISR. Ils pèseraient, à l’automne 2008, plus de 4 milliards d’euros En France,.Eurosif souligne que, dans la tourmente financière, il devient de plus en pertinent pour les investisseurs d’intégrer les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance. Nathalie Monnoyeur, responsable du développement des produits ISR pour IDEAM, filiale du groupe Crédit Agricole, abonde : « La crise actuelle qui est une crise du risque, déplace les projecteurs, jusque-là braqués sur les risques matériels des entreprises, vers les risques immatériels, d’ordre social, environnemental et de gouvernance, observés par l’analyse extra-financière.» Bien connaître la composition des portefeuilles et les « fondamentaux » des entreprises, des Etats ou des divers produits sur lesquels on investit sont des aspects que les promoteurs de l’ISR pourraient mettre en avant. Il est un peu tôt pour voir si c’est une des réponses que Dexia, leader européen de l’ISR et victime de la crise, choisira de donner au marché pour lui redonner confiance. Mais certains espèrent déjà que la crise puisse être du « pain béni pour l’ISR », démontrant ses capacités de résistance.

dimanche 5 octobre 2008

Apprendre aux pauvres à faire des profits


Longtemps réfractaires au profit, les organisations non gouvernementales veulent maintenant aider les plus pauvres à en faire. Et le microcrédit n'est pas le seul moyen mis en oeuvre.
Lors d'un atelier du Forum Tremblant portant sur l'émergence de nouveaux modèles de philanthropie, l'ONG new-yorkaise Endeavor a expliqué son fonctionnement : elle cible les PME les plus prometteuses dans des pays émergents et leur fournit divers services-conseils, comme la mise en réseau, l'amélioration de la chaîne d'approvisionnement, la recherche de marché, les changements organisationnels, etc. " On ne leur donne pas de l'argent, on les aide à croître ", explique Elmira Bayrasli, directrice, partenariats, politiques et diffusion d'Endeavor. " Dans les pays en émergence, le problème n'est pas l'argent, mais plutôt le manque de confiance et de réseautage, raconte-t-elle. Car ces pays ont de grandes et riches entreprises familiales qui contrôlent tout, ce qui laisse peu de place à la classe moyenne et aux PME. De plus, la perception des affaires y est négative. Nous voulons changer cela. " De bonnes pratiques font de bonnes affaires Un autre modèle d'aide vient d'un gestionnaire de fonds de Montréal appelé Cordiant Capital. Ses investissements dans les pays en voie de développement sont fondés sur des principes de durabilité - notamment de responsabilisation des communautés locales. " De bonnes pratiques font de bonnes affaires ", a expliqué le président de la firme, David Creighton. Il a donné l'exemple d'un projet d'usine pétrochimique au Nigeria, où il était impossible d'obtenir une assurance. On a résolu le problème en donnant 5 % des actions aux populations déplacées, 5 % aux employés, et 10 % aux habitants du village. De cette façon, c'est la communauté qui s'assure que les installations du projet ne seront pas attaquées. Le troisième modèle de soutien au développement économique des populations défavorisées est courant au Québec : l'entrepreneuriat social. Sauf qu'il arrive que ce soit un philanthrope plutôt que l'État qui le finance. Bill Young, un ancien dirigeant d'entreprise qui dit avoir gagné " plus d'argent que j'en ai besoin ", a créé Social Capital Partners, à Toronto. Cette firme aide des entreprises qui emploient des personnes en réinsertion sociale en leur offrant des prêts à de meilleurs taux d'intérêt. Pour l'instant, M. Young est le seul bailleur de fonds de Social Capital. Ces trois initiatives illustrent une nouvelle tendance en matière de philanthropie dont l'objectif est de soutenir non plus seulement le bien-être des populations défavorisés, mais aussi, et surtout, leur développement économique. " On voit l'émergence d'un modèle hybride, qui réconcilie les deux anciens modèles, l'un étant de faire des profits, peu importe l'impact social, et d'en redonner une partie à la communauté, et l'autre, d'investir dans des causes sociales ", a résumé l'animateur de l'atelier, Matthew Bishop, journaliste à The Economist. Cet article est tiré de visiondurable.com, via "Journal Les Affaires" du 4 au 10 octobre 2008.

jeudi 2 octobre 2008

RSE : La norme « ISO 26000 » prend son temps


L’élaboration de la norme internationale sur la responsabilité sociétale des entreprises (RSE), ou « ISO 26000 », a pris du retard. En cause, notamment : la difficulté, pour les 84 pays participant à cette normalisation, de s’entendre sur la définition de la RSE, et les craintes des pays pauvres que cette norme ne serve de barrière commerciale aux pays riches. De compromis en compromis, la norme devrait finalement s’apparenter à un guide pratique destiné aux organisations qui souhaitent s’engager dans la RSE de manière volontaire.
Né en 2001, le projet de créer une norme internationale ISO pour la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) devrait aboutir en 2010. Si tout va bien. Car l’élaboration de l’« ISO 26000 » par les représentants de plus de 84 pays n’est pas une mince affaire, le document final devant faire l’objet, comme toute norme ISO, d’un consensus très large. Or, « la définition de ce qu’est la responsabilité sociétale diffère fortement selon les pays et les cultures, et donne lieu à des débats interminables. C’est un sujet nouveau et difficile », rappelle Frédéric Tiberghien, président d’honneur de l’Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE), à l’occasion du colloque organisé hier par le Conseil économique et social (CES) sur la norme ISO 26000. L’un des objectifs de cette dernière est justement de clarifier le concept de la RSE et de définir une terminologie commune à tous les pays. Car pour l’instant, comme le souligne Michel Doucin, ambassadeur chargé de la bioéthique et de la RSE, « les codes de conduite sont élaborés dans le Nord, essentiellement dans les pays anglo-saxons, et ne peuvent pas forcément s’étendre aux pays en développement. » ISO 26000 : Une barrière commerciale ? Raison pour laquelle l’ISO, organisation internationale de normalisation, associe pleinement les pays du Sud à l’élaboration des nouveaux standards. Ce qui doit d’ailleurs contribuer à apaiser la crainte de ces derniers de voir « la norme ISO 26000 utilisée par les pays du Nord pour protéger leurs marchés contre des produits du Sud qui ne correspondraient pas aux standards », souligne Frédéric Tiberghien. Outre les divergences de vues entre Etats, l’élaboration de l’ISO 26000 butte sur les désaccords qui existent, au sein de chaque délégation nationale, entre les différentes parties prenantes (entreprises, syndicats, collectivités, associations de consommateurs...) concernant la définition même de la norme. « Les consommateurs auraient souhaité que l’ISO 26000 puisse donner lieu à une certification. Aujourd’hui, un compromis a été trouvé : la norme sera plutôt un guide pratique destiné aux organisations qui souhaitent s’engager dans la RSE de manière volontaire », précise Frédéric Tiberghien. Reste donc à définir les mécanismes qui garantiront la crédibilité des démarches RSE engagées sur la base de l’ISO 26000. Une norme contre le « societal washing » L’enjeu est crucial pour les associations de consommateurs. Après avoir lancé en 2001 l’idée d’une norme RSE pour mettre un terme aux agissements de certaines multinationales dans les pays pauvres, les consommateurs s’interrogent désormais sur le bien-fondé des assertions RSE des entreprises et des collectivités. « On connaissait le « greenwashing », qui vise à faire passer pour « écologique » une entreprise qui ne l’est pas, on s’achemine maintenant vers le « societal washing ». Pour les consommateurs, la norme ISO 26000 doit permettre de savoir qui fait quoi. C’est aussi très intéressant pour les entreprises : la norme permettra aux bons acteurs, à ceux qui mettent en place une bonne démarche RSE, d’en tirer les bénéfices en termes d’image », rappelle Olivier Peyrat, directeur général du groupe AFNOR, membre français de l’ISO. La publication de la nouvelle norme ne devrait pas intervenir avant 2010. Mais si, pour l’instant, « il est difficile de se mettre d’accord, il faut rappeler que les réunions de travail n’ont vraiment commencé qu’en 2006. Parvenir à créer en quatre ou cinq ans une norme dans un domaine aussi complexe, évolutif et nouveau que la RSE, c’est un délai tout à fait raisonnable », estime Frédéric Tiberghien.

mercredi 1 octobre 2008

Les normes ISO en lien avec la RSE

Les séries ISO 9000 et ISO 14000 comptent parmi les normes de l'ISO qui sont les plus connues et ont rencontré le plus vif succès. Les normes ISO sont, dans leur grande majorité, spécifiques à un produit, matériau ou processus. Toutefois, les normes qui ont donné aux familles ISO 9000 et ISO 14000 leur réputation mondiale sont des "normes génériques de système de management".
Le terme "générique" signifie que les mêmes normes peuvent être appliquées à tout organisme, grand ou petit, quel que soit son produit, y compris s'il s'agit d'un service, dans tout secteur d'activité, et que l'organisme soit une entreprise commerciale, une administration publique ou un département gouvernemental. Il signifie aussi que si, l'organisme, indépendamment de ce qu'il est ou fait, souhaite établir un système de management de la qualité ou un système de management environnemental, il doit alors y inclure un certain nombre de caractéristiques essentielles qui sont explicitées dans les normes pertinentes des familles ISO 9000 ou ISO 14000.
- L'ISO 9000 traite du "management de la qualité", ce terme recouvrant tout ce que l'organisme réalise pour améliorer la satisfaction des clients en répondant à leurs exigences et aux exigences réglementaires applicables et en améliorant à cet égard continuellement ses performances.
- L'ISO 14000 traite au premier chef du "management environnemental", c'est-à-dire de ce que réalise l'organisme pour réduire au minimum les effets dommageables de ses activités sur l'environnement et pour améliorer en permanence sa performance environnementale.
- L’ISO 26000, en cours de préparation, concerne plus globalement la responsabilité sociale des organisations. Le long processus d’élaboration de ce texte, qui ne sera pas une norme donnant lieu à certification mais des lignes directrices, aura été long car très concerté. Abouti au cours de l’année 2009, le référentiel ISO 26000, construit en cohérence avec les référentiels existants comme le global compact ou les normes de l’OIT, devrait s’imposer comme une référence incontournable dans le domaine de la RSE et du développement durable.
L'ISO est un réseau d'instituts nationaux de normalisation de 148 pays, selon le principe d'un membre par pays, dont le Secrétariat central, situé à Genève, Suisse, assure la coordination d'ensemble.C'est une organisation non gouvernementale : ses membres ne sont pas, comme dans le système des Nations Unies, des délégations des gouvernements nationaux. Elle occupe néanmoins une position privilégiée entre les secteurs public et privé. La raison tient à ce que l'ISO compte dans ses membres de nombreux instituts faisant partie de la structure gouvernementale de leur pays ou mandatés par leur gouvernement et d'autres organismes issus exclusivement du secteur privé, établis par des partenariats d'associations industrielles au niveau national.L'ISO peut donc agir en tant qu'organisation de liaison permettant d'établir un consensus sur des solutions répondant aux exigences du monde économique et aux besoins de la société, notamment ceux de parties prenantes comme les consommateurs et les utilisateurs.
Le nom ISOParce que le nom de l'Organisation internationale de normalisation donnerait lieu à des abréviations différentes selon les langues ("IOS" en anglais et "OIN" en français), il a été décidé d'adopter un mot dérivé du grec isos, signifiant "égal". La forme abrégée du nom de l'organisation est par conséquent toujours ISO.
Lu sur novethic.fr