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mardi 16 mars 2010


Conférence « Éthique et Entreprises: enjeux et impact »
Mardi 16 Mars 2010 à Sciences Po à 19h30
Amphi Leroy Beaulieu Sorel - 27 rue St Guillaume 75007 Paris
Métro St Germain des Prés ou Sèvres Babylone
Important : pour plus de détails et pour les inscriptions, rendez-vous sur le site de la conférence
http://www.veecus.com/conference

lundi 17 novembre 2008

G-20 : Un « sommet historique » ?


La réunion du G-20, qui s’est tenue samedi dernier à Washington, était l’objet d’attentes très diverses. L’administration Bush voulait des « résultats très concrets » pour répondre rapidement à la crise actuelle, alors que certains Européens espéraient une première étape vers un second Bretton woods. Le sommet s’est en fait accordé sur de grands principes.
Historique, la réunion de Washington le restera pour les pays rassemblés autour de la table. Le G-8, décidément bien dépassé, a laissé la place au G-20 qui pèse à lui seul 90% du PIB mondial. Aux anciens invités, se sont ajoutés l’Inde et la Chine, le Brésil et l’Argentine, la Turquie et l’Espagne ou encore l’Arabie Saoudite. Etaient encore présents le président de la Commission européenne, le secrétaire général de l’ONU et le directeur général du FMI. Mais pas celui de l’OMC que seuls les Etats-Unis voulaient inviter.
Historique également, comme l’a souligné Nicolas Sarkozy, par la déclaration signée par des pays aux intérêts si divers qui s’accordent à reconnaître « qu’une réponse politique élargie, fondée sur la coopération macro-économique, est nécessaire pour rétablir la croissance ». Un long communiqué pose ainsi 47 actions pour répondre à la crise actuelle. Elle tourne autour de quelques idées : la régulation des marchés financiers à définir, la transparence des produits dérivés, la redéfinition du travail des agences de notation, une gouvernance mondiale élargie au G-20, le refus de politique protectionniste et des mesures de relance initiées par les budgets nationaux.

Un nouveau sommet en avril

Cette déclaration est sans doute une première. Mais le sommet pourra être réellement traité d’historique s’il a une suite positive et concrète. Les dirigeants européens semblent penser que ce sera le cas. Nicolas Sarkozy a souligné « : « nous avons obtenu un calendrier, désigné des responsables, défini une stratégie et des modalités d’actions ». Et, de fait, les ministres des finances du G-20 se réuniront pour faire des propositions concrètes, les agences de notations, paradis fiscaux et produits dérivés feront l’objet de réformes et de surveillance.
Gordon Brown a estimé pour sa part que le sommet était bien le point de départ d’un après Bretton-woods. En effet, la réunion de Washington s’est prononcée pour une nouvelle organisation de la Banque mondiale et le FMI, faisant notamment place dans la gouvernance économique et financière mondiale aux pays émergents, et également pour la relance du cycle de négociations de l’OMC d’ici à la fin de l’année, afin notamment d’éviter toute tendance protectionniste.
Enfin, Angela Merkel s’est félicitée que « tous les produits et tous les marchés soient réellement soumis à surveillance ». Différents points (de l’harmonisation des normes comptables à la rémunération des dirigeants des banques) ont été retenus à cet effet par le sommet qui charge les ministres des finances d’en contrôler les effets et d’en faire rapport pour le prochain sommet des vingt chefs d’état qui se réunira probablement à Londres, en avri 2009.

Un verre à moitié vide

Pour les analystes qui voient plutôt dans le sommet un verre à moitié vide, il reste que la France n’a pas obtenu la création d’un « gendarme international » de la finance. Que les produits dérivés sont plus appelés à se réformer qu’à se révolutionner. Que « la régulation relève avant tout de la responsabilité des régulateurs nationaux »…
Il faut cependant souligner que les premiers pas sont d’autant plus importants que l’administration Bush est en partance et que le prochain sommet se fera en présence de Barack Obama qui n’avait envoyé que des observateurs.
Lu sur http://www.developpementdurablelejournal.fr/spip.php?article3627

mercredi 8 octobre 2008

Micro crédit: du nouveau à Paris


La Mairie de Paris a lancé hier, en partenariat avec la Caisse des dépôts et des consignations, un programme de microcrédits destinés aux particuliers parisiens exclus du système bancaire classique. A ne pas confondre avec du crédit à la consommation ou à l’entreprenariat, ces prêts sont déployés pour financer un « nouveau départ ».
En partenariat avec la Caisse des dépôts et des consignations, la Mairie de Paris a lancé hier les premiers microcrédits personnels Paris Ile-de-France dans le 18ème arrondissement. Les particuliers exclus du système bancaire classique peuvent désormais demander un prêt allant de 300 à 3000 euros pour améliorer leur niveau de vie ou prendre un nouveau départ. Les intérêts ? 4% mais dont la moitié est restituée à l’emprunteur lorsqu’il a remboursé la somme totale. Un réseau d’associations et d’établissements bancaires s’est constitué autour du Crédit municipal de Paris et se charge d’accueillir les emprunteurs qui souhaitent financer une formation, un permis de conduire ou même un divorce ou un décès. Ce dispositif, à ne pas confondre avec le crédit à la consommation ou à l’entreprenariat, sera opérationnel dans toute la capitale fin 2008. Lu sur http://www.developpementdurablelejournal.fr/spip.php?article3399

mercredi 17 septembre 2008

Europe : Jasmine au secours de la micro-finance


Afin d’accroître l’offre de micro-crédit en Europe, la Commission européenne et la Banque européenne d’investissement (BEI) ont lancé l’initiative Jasmine. Dotée d’un capital initial de 50 millions d’euros, elle apportera à partir de 2009 une assistance technique aux Institutions de micro-financement (IMF), et financera les opérations des institutions non-bancaires les plus prometteuses.
"Le micro-crédit est une opportunité qu’il faut saisir pour créer de la croissance et des emplois en Europe, comme le préconise la stratégie de Lisbonne. Il y a actuellement un décalage important entre les offres de micro-crédit disponibles en Europe, très insuffisantes, et le nombre de personnes qui souhaitent créer ou développer leurs entreprises mais qui n’ont pas accès au financement bancaire traditionnel », constate Danuta Hübner (photo), commissaire européenne en charge de la politique régionale. Pour tenter de remédier à cette situation, la Commission européenne et la Banque européenne d’investissement (BEI) ont lancé dernièrement l’initiative Jasmine(1). Un capital de départ de 50 millions d’euros Cette dernière doit accroître l’offre de micro-crédit en Europe en fournissant d’une part une assistance technique aux Institutions de micro-financement (IMF) – il s’agira notamment de les aider à améliorer leur gestion financière et leur politique commerciale -, et en finançant d’autre part les opérations des institutions non-bancaires les plus prometteuses, afin qu’elles puissent accorder davantage de prêts. La phase pilote du projet Jasmine – elle doit durer trois ans -, commencera au début de l’année 2009. Le capital de départ de cette initiative est de 50 millions d’euros.

1) Jasmine : Joint Action to Support Micro-finance institutions in Europe